• Laurie Amathieu

Il nous restera ça, Virginie Grimaldi


Virginie Grimaldi, la romancière française lue et reconnue pour ses nombreux titres. J'ai attrapé ce livre car le titre m'a parlé. C'est le titre d'une chanson de Grand Corps Malade, auteur-slameur-chanteur qui me touche.


Je n'ai pas lu la 4e de couv' et j'ai bien fait! Je ne vous raconterai pas les grandes lignes car l'histoire se découvre et je me suis totalement laissée emporter (et bien faite avoir !) par le premier chapitre. Peu de chance que vous vous laissiez conter par la romancière si vous lisez la 4e de couverture ou d'autres billets alors, à vous de voir!

Je vous dirai seulement que nous accompagnons 3 personnes, Jeanne 74 ans, Théo 18 ans et Iris 33 ans qui se retrouvent au détour d'une situation inédite. J'ai aimé ces 3 personnages, l'humour de Théo (vraiment), la sensibilité de Iris, la folie de Jeanne.


Ce roman se lit bien, tel un roman feel-good tout en abordant des thèmes forts comme l'alcoolisme, le déchirement parent-enfant, la prise que peut avoir un conjoint pervers narcissique, la violence, la pauvreté, la maladie, la vieillesse. Tous ces thèmes forts sont abordés avec justesse et d'autres personnages nous griffent un peu le coeur au détour d'un chapitre...tout comme la maison aux volets bleus restera pour moi une image forte du livre.


Il n'y a pas de cliché, on ne se balade pas avec 3 personnages d'âges et d'origine différents qui finissent par s'aimer...non il y a davantage de subtilité dans la plume de Virginie Grimaldi, davantage de liens humains qui font la différence. C'est surtout cela qui m'a touchée, moi qui travaille tant sur la relation humaine et qui croit tant en la bonté et le pouvoir du lien pour aller plus loin. Le fameux "tout seul je vais vite, ensemble on va loin" que chante aussi Grand Corps Malade.


Chaque personnage a ses propres croyances, ces phrases entendues dans l'enfance qui font que nous sommes qui nous sommes...ces petites phrases que nous avons écoutées pour nous faire accepter, parce que nos parents nous ont dit qu'il fallait faire plaisir ou qu'il fallait être fort ou qu'il fallait faire des efforts car c'est seulement ainsi que nous y arriverons dans la vie. Jeanne a ses croyances, Iris et Théo en ont d'autres. Apprendre à accepter, aller au-delà , se glisser dans les failles avec douceur et en plein accueil de l'autre. Voilà ce que ce roman nous montre et là où j'ai personnellement envie d'aller...


"Quand ce système brutal qu'on essaie d'apprivoiser

Nous aura vidé de nos âmes et de nos dernières bonnes idées

Il nous restera ça (...)


Ces quelques mots ces quelques textes qui nous aident à penser

Qu'on n'a pas fait tout ça pour rien, qu'y aura une trace du passé

Il leur restera ça ces quelques moments choisis

Dans ce monde de brutes, quelques grammes de poésie. "

Grand Corps Malade







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